CARTE BLANCHE

PERSPECTIVES D’EMPLOI POUR LA JEUNESSE IVOIRIENNE



M. Christian Dago ADE est Consultant-formateur en management de projets d’affaires et de développement. Titulaire d’un diplôme d’étude supérieures professionnelles en management de projets et d’une maitrise en sciences de gestion, il est spécialisé en entrepreneuriat, en coaching, en rédaction de plan d’affaires et des offres techniques et financières, en planification et suivi-évaluation des projets d’affaires.

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La jeunesse ivoirienne est constituée en majorité de personnes résilientes qui savent tirer leur épingle du jeu, peu importe les difficultés qui se dressent sur leur chemin. Car, elle a été formée en majorité dans les Universités publiques, privées et dans les grandes écoles de la place. Toutefois, elle est confrontée à un véritable problème d’insertion professionnelle. Quelles sont les perspectives d’emploi pour la jeunesse ivoirienne ?

Actuellement, des opportunités d’emploi non négligeables existent pour la jeunesse ivoirienne. On les retrouve dans les secteurs du bâtiment, de l’hôtellerie, de la restauration, de la santé,  de l’éducation et de la sécurité. Cependant, les emplois générés restent largement insuffisants par rapport à la demande actuelle. Dans ces conditions, faut-il espérer ou désespérer pour la jeunesse ivoirienne ?

Pour moi, les perspectives d’emploi pour la jeunesse ivoirienne sont prometteuses si et seulement si, les efforts des décideurs sont orientés vers le secteur agricole. En effet, le cadre du développement de la Côte d’Ivoire a été déjà tracé par les devanciers qui ont forgés l’ensemble des politiques de développement sur un potentiel principal local que constitue le secteur agricole. 

En Côte d’Ivoire, selon le type de climat et les habitudes de consommation, les régions se distinguent les unes des autres avec des aptitudes et des capacités qui sont complémentaires, favorisant des possibilités d’échanges. Il suffit d’abord que les décideurs affectent des types d’activités agricoles spécifiques à chacune des régions avec pour mission d’être le leader dans la production, la transformation et la distribution au niveau national. Ensuite, qu’ils installent des centres spécialisés de formation au niveau régional axés sur les types d’activités agricoles affectés. Enfin, que les décideurs regroupent l’ensemble des jeunes formés dans les centres spécialisés, en sociétés coopératives puissantes et qu’ils financent le démarrage et la distribution en réseau de leurs productions. Une fois ces choses faites, des pôles économiques seront visibles au niveau de chacune des régions, attirant du coup de nombreux investisseurs pour d’autres projets tels que l’immobilier, le transport etc… Ainsi, on pourra retrouver les mêmes commodités de la ville d’Abidjan dans les chefs-lieux de région avec son corollaire de création d’emploi et de multiplication d’opportunités d’affaires.

Pour finir, nous retenons que les perspectives d’emploi pour la jeunesse ivoirienne sont bonnes. Mais, il revient aux gouvernants de passer à la phase d’intensification de la production agricole suivie de son industrialisation par le canal des innovations agricoles locale.



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